Histoires réelles

À l'été de 2009 la famille de Liuba Popa a sollicité l'aide du Centre Hippocrates car la fille avait besoin d'une chaise orthopédique. Sa famille vit dans un village du district de Telenesti. Les parents de Liuba  ont été dirigées par d'autres parents au Centre Hippocrates.

L'equipe du Centre a confectionné la chaise, mais en l'absence des soins adequates et des sc
éances réguliers de kinésithérapie la famille ne pouvait pas répondre aux défis des complications de la condition qu'elle souffre - la paralysie cérébrale.

En mars 2010, pendant une consultation  au Centre Hippocrates, on a déterminé que l'enfant a subi d'importantes modifications de la hanche, qui en absence de traitement vont détériorer la capacité de la séance.

Peu de temps apr
ès elle a été consulté par des spécialistes en orthopédie de l'Institut National des Recherches dans le Domaine de la Santé Maternelle et de l'Enfant, qui ont recommandé une intervention chirurgicale orthopédique. La mère de Liuba a refusé cette procédure au motif qu'elle n'a pas l'argent pour le voyage à la ville et les depenses de logement parce-que les deux parents sont actuellement au chômage.

Lors de la réunion du Conseil Administratif du Centre Hippocrates  on a décidé que la famille serait facilitée, de sorte que l'enfant ne perd pas plus de temps pour le traitement chirurgical.

R
écemment Liuba a supportée une intervention chirurgicale orthopédique de succes. Elle a besoin de consolider ses os et de commencer la kinésithérapie.


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Les troubles cognitifs dans l’Infirmité Motrice Cérébrale: le handicap invisible PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Valeria Diaconu   
Lundi, 06 Septembre 2010 09:13

Mals connus, invisibles, les troubles cognitifs sont pourtant très présents dans l’Infirmité Motrice Cérébrale (IMC) et aggravent le handicap de ceux qui en sont touches.

Lire un plan, classer les papiers, porter un verre à sa bouche, écrire avec un stylo etc. autant de gestes simples qu’une personne atteinte de troubles cognitifs aura du mal à accomplir seule.

Les troubles cognitifs, qu’est-ce que c’est?

"Cognitifs" vient du mot latin cognere, qui signifie connaître, répondre et recevoir des informations adaptées sur l'environnement.

Les fonctions cognitives permettent la réception et l'interprétation de l'information (fonctions neuro-visuels), l'apprentissage (mémoire, attention, concentration), l'organisation des connaissances et des actions de contrôle (fonctions d'exécution), la réaction à l'environnement (fonctions gestuelles) et les relations avec les autres (la langue orale et écrite). Ces fonctions interagissent.

Les troubles cognitifs impliquent une déficience des fonctions cognitives. Pour un très grand nombre de personnes atteintes d'IMC, les troubles moteurs dont elles souffrent sont accompagnes de troubles cognitifs.

Il est important de distinguer les troubles cognitifs de la déficience intellectuelle.

Il y a des troubles cognitifs:

  1. Générales, qui peuvent inclure la déficience mentale et les troubles du développement;
  2. Spécifiques, qui peuvent atteindre certaines fonctions intellectuelles (troubles neuro-visuels, dyspraxies) et les fonctions de raisonnement, mais la conceptualisation ou la logique restent intactes.

La cause des troubles cognitifs

Les dernières recherches dans le domaine de l'imagerie médicale, ont déterminé que les troubles cognitifs sont causés par l'interruption des certaines circuits du cerveau.

Symptômes des troubles cognitifs

Ces troubles se révèlent au fil du temps, par difficultés dans les apprentissages scolaires ou pour certains actes de la vie quotidienne, alors même que les capacités intellectuelles de la personne sont intactes.

Pour chacun, ce handicap cognitif et les difficultés qu’il crée sont spécifiques: ils résultant de différentes formes de troubles qui se combinent différemment.

Les troubles cognitifs les plus courants concernent par exemple:

  • La concentration et l’attention;
  • Certains aspects de la mémoire;
  • Le langage écrit ou oral;
  • La perception de l'espace ou de son propre corps, affectant la réalisation des gestes de la vie courante;
  • La capacité à reconnaître des images ou des signes, impliquée dans la lecture et l'écriture.

Ainsi, une même personne peut être capable de raisonnement mathématiques très pousses, mais être incapable de tenir ses comptes car souffrant de "dyscalculie". On parle également de "dyspraxie" en cas d’anomalie de la planification et de l’automatisation des gestes: le verre se renverse, les réalisations graphiques sont médiocres, toute l’attention est captée par le contrôle volontaire du geste qui n’est pas automatique.

Même si troubles moteurs et troubles cognitifs sont théoriquement indépendants, ils s’influencent et s'aggravent mutuellement. Par exemple, une personne ayant des difficultés à marcher se déplacera peu, et ne développera donc pas ses capacités à se repérer, faisant naitre ou aggravant ainsi des problèmes d'orientation.

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De la même manière, les atteintes des fonctions  exécutives, indispensables a la réalisation d’un geste et au contrôle du mouvement, aggraveront les conséquences des problèmes moteurs tells que la spasticité (ou hypertonie).

Enfin, les troubles cognitifs, comme les troubles moteurs, sont également soumis au facteur émotionnel: une situation de stress, par exemple, amplifiera les difficultés.

Tests diagnostiques actuellement disponibles

Le neuropsychologue va réaliser une évaluation neuropsychologique, a l'aide des batteries spécifiques de diagnostic, qui sont constamment perfectionnés.

L'importance du diagnostic et de la prise en charge

Les troubles cognitifs sont souvent mal diagnostiques, et les chiffres dont on dispose a ce jour sont donc très certainement sous-évalues.

Leur méconnaissance nuit fortement à la compréhension des difficultés rencontrées par les personnes touches, et est une cause importante des difficultés d'intégration sociale. Ainsi, on attribuera longtemps les problèmes d’attention d’un élève à un manque de "motivation" avant de dépister le trouble cognitive responsable. Des difficultés scolaires pourraient donc être mieux prises en charge si le dialogue entre la famille, les enseignants et les soignants était mieux organise autour de ces troubles.

Le diagnostic et la prise en charge précoces représentent donc un enjeu fort: celui de l’accès à l'école, au travail et à une meilleure autonomie des personnes touchées par ces troubles cognitifs.

Possédant plus d'informations sur les troubles cognitifs, les patients vont mieux comprendre comment ils perçoivent le monde et pourront trouver la réponse à des questions fondamentales telles que: "Comment pense mon cerveau lésé? " ou "Comment faire pour transformer cette pensée en action réussite?".

Le progrès dans le diagnostic précoce des troubles cognitifs contribue à une meilleure compréhension de l'IMC.

Les professionnels impliqués dans la réhabilitation et la prise en charge

Le médecin neuropsychologue doit travailler en équipe avec un kinésithérapeute, un ergothérapeute et un orthophoniste pour que le patient bénéficie d’un programme de réhabilitation complète. Périodiquement, l’équipe multidisciplinaire va réaliser une réévaluation et développer de nouvelles recommandations pour compléter le plan de traitement.

La coopération et entraide entre les professionnels, la famille, les enseignants et les soignants est aussi importante.

Les matériaux de La Fondation Motrice www.lafondationmotrice.org

Mise à jour le Jeudi, 09 Septembre 2010 07:50
 
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